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30.03.2007

il régnait un parfum

Il régnait un parfum de grllons et de menthes
Un silence d'oiseaux frôlait les eaux dormantes
Où près des fauchaisons montrant leur sol secret
L'iris jaune trahit l'avance des marais
Du coeur profond de l'herbe impénétrable au jour
Les roseaux élevaient leurs épis de velours
C'était à la fin mai quand rougit l'ancolie
La terre était mouillée au pied des fleurs cueillies
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Je n'irai plus criant ton nom sous les fenêtres
Je ne chercherai plus tes pas sous les grands hêtres
Ni tout le long du bief sous les saules pleurant
Ni dans la cour pavée à tout indifférent
Les miroirs n'auront plus l'accent de ton visage
Je ne trouverai ton ombre et ton sillage
Un jour dans l'escalier étroit
Et je ne craindrai plus jamais que tu es froid
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Je ne sentirai plus le coeur me palpiter
Pour un mot de ta voix dans la chambre d' à côté
-- Et béni soit le feu brulant la lettre lue
Mon amour mon amour que voulais tu de plus

--- O nuage changeant nuage échevelé
Qui se disperse enfin sur le ciel étoilé
ARAGON -1954-

Commentaires

Merci pour ce poème d'une vérité si criante, merci pour ces mots qui ne se perdent pas dans l'infini,
Framboisine

Ecrit par : framboisine | 30.03.2007

C'était à la fin mai quand rougit l'ancolie , que mon mari nous a quitté , le 25 mai en 2004 .... ce poème d'Aragon me va droit au coeur ! MERCI Astrée , pour ta visite et tes souhaits de bonne fête ! JE TE FAIS DE GROS BISOUS , OU SI TU PREFERES DES POUTOUS DU TARN ET GARONNE ... huguette

Ecrit par : macary huguette | 01.04.2007

Vraiment très beau ! relu deux fois... merci pour Aragon, un sacré poète à ne pas maudir... bises de miche

Ecrit par : miche | 03.04.2007

Que ces vers d'Aragon sont émouvants, merci de nous les avoir rappelés.....

Que d'Amour dans ces mots...



Bises
Hélène

Ecrit par : hélène | 04.04.2007