« 2007-03 | Page d'accueil | 2007-05 »
26.04.2007
une armoire pour Framboisine
Il y a une armoire à peine luisante
Qui a entendu les voix de mes grand'tantes
Qui a entendu la voix de mon grand'père
qui a entendu la voix de mon père
A ces souvenirs l'armoire est fidèle
On a tort de croire qu'elle ne sait que se taire Car je cause avec elle
Il y a aussi un vieux buffet
Qui sent la cire la confiture
La viande le pain et les poires mûres
Il est venu chez moi bien des homme et des femmes
qui n'ont pas cru à ces petites ames
Et je souris que l'on me pense seul vivant
Quand un visiteur me dit en entrant
"Comment allez-vous monsieur Jammes ? -
FRANCIS JAMMES( la salle à manger )
13:05 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.04.2007
Secousse suite
JE DONNE UN NOM MEILLEUR AUX MERVEILLES DU JOUR
-----
LE MONDE A BAS JE LE BATIS PLUS PLUS BEAU
SEPT SOLEILS DE COULEURS GRIFFENT LA CAMPAGNE
Extraits de Secousse !
14:00 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
encore ARAGON
SECOUSSE
Brouf
Fuite à jamais de l'amertume
Les prés magnifiques volants peints de frais
tournent
Champs qui chancellent
Le point mort
Ma tête tinte et tant de crécelles
Mon coeur est en morceaux
Le paysage en miettes
Hop l'univers verse
Qui chavire L'autre ou moi
L'autre émoi ! La naissance à cette solitude
Je donne un nom aux merveilles du jour
J'invente à nouveau le vent tape-joue
Le vent tapageur
Le monde à bas je le bâtis plus beau
Sept soleils de couleurs griffent la campagne
Au bout de mes cils tremble un prisme de larmes
désormais Gouttes d'Eau
Août 1918 feu de joie -
13:52 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2007
PÉGUY
C'est embêtant, dit Dieu, quand il n' y aura plus ces Français, Il y a des choses que je fais,
il n' y aura plus personne pour les comprendre .
Peuple, les peuples de la terre te disent léger
Parceque tu es un peuple prompt
Les peuples pharisiens te disent légers
Parce que tu es un peuple vite
Tu es arrivé avant que les autres soient partis
Mais moi je t 'ai pesé ,dit Dieu , et je ne t'ai point trouvé léger
O Peuple inventeur de la cathédrale, je ne t'ai point trouvé léger en Foi
O peuple inventeur de la Croisade je ne t'ai point trouve léger en Charité
Quand à l' Espérance Il vaut mieux ne pas en parler Il n'y en a que pour eux
L'Espérance est une toute petite fille
Celle qui tous les matins nous donne le bonjour
---Petite Espérance qui dit bonjour au pauvre et à l'orphelin
----Petite Espérance qui n'est rien que cette petite promesse
de bourgeon qui s'annonce au fin du commencement d'avril
CHARLES PÉGUY
09:48 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


